Cobra

Le meilleur dessin animé des années 80. Voila c’est dit.

Sortie : 1982 au Japon et 1985 en France
Nombre de saison : 1
Durée d’un épisode : 24 minutes
Genre : Dessin animé, animé
Dans le même genre : Ulysse 31, Capitain Flam

L’histoire qui ressemble vachement à Total Recall

Dans le futur, un homme sans histoire mène une vie monotone. Il décide de changer son ordinaire en essayant un nouveau divertissement, un rêve artificiel qui lui fera vivre une simulation d’aventure. La sienne le place dans la peau d’un aventurier qui combat les pirates de l’espace. Hors il s’avère que ce n’est pas un rêve artificiel, mais bien ces souvenirs, ceux de Cobra, qui est supposé être mort ! Ce corsaire spatial est l’homme le plus recherché de la galaxie et a effacé sa mémoire et changé son visage pour échapper à ses pires ennemis, les pirates de l’espace.

Paré d’une arme puissante logée sous son bras gauche et épaulé par sa partenaire d’antan, la loyale Armanoïde, Cobra se lance à nouveau à l’assaut du fléau que représentent les Pirates de l’espace.

Le style Cobra

Cigare au bec, Cobra, c’est le bagout, la désinvolture et la drague. Bien qu’il soit d’une résistance physique quasi surhumaine, Cobra est surtout connu et craint pour l’arme létale qu’il garde caché dans son bras droit, le rayon delta ou psychogun. Le rayon delta, c’est une technologie fabuleuse unique (ou pas ?) qui peut prendre des trajectoires courbes afin d’atteindre sa cible, changer d’intensité…

Cobra est un personnage plein d’humour et très charismatique. Le ton du dessin animé est plus adulte que ceux de la même génération et on ne s’en plaint pas. Comme tant d’autres dessins animés du début des années 80, il bénéficie de l’enthousiasme pour le genre du space opéra, remis au gout du jour par Star Wars, sorti en 76. Mais Cobra fait déjà ses premiers pas également en 1977 dans le manga Shonen Jump et son succès sera phénoménal avec plus de 10 millions d’exemplaires vendus. Pourtant le passage au dessin animé en 1985, Cobra n’a pas eu le succès escompté au Japon de part l’aspect mature et parfois sombre de l’adaptation. Les 31 épisodes ne présentent à l’écran que la moitié des aventures de Cobra en manga, d’où le coté parfois décousu des arcs.

Des graphismes et surtout des courbes

Graphiquement, le dessin animé est superbe. La qualité de réalisation pour un dessin animé des années 80 est juste impressionnante. Diffusé en 1982 au Japon, Cobra est surement le dessin animé des années 80 qui a le mieux vieillit. Le chara-design a du laisser de nombreux souvenirs avec des plantureuses héroïnes, Cobra quand à lui a un coté de super héros de comic américain avec sa tenue moulante rouge. Vous remarquerez également le nombre de méchants pourtant un masque. La musique est sympathique avec ses inspirations jazz disco.

Les épisodes que je les aime

Le cycle de l’Homme de verre est un de mes préférés (épisodes 3 à 8), car ce personnage très charismatique de la saga Cobra est pour une fois, quasiment aussi increvable que Cobra lui même.

Les épisodes du RugBall sont pourtant mes favoris. Ce sport ultra-violent mélange Football américain et Baseball. Sous le pseudo de Joe Gillian, Cobra va infiltrer l’organisation pour démanteler un réseau de drogue.

Certains épisodes, n’entrant dans aucun cycle et totalement indépendants de l’intrigue principale, sont de vrais bijoux (« Une Vieille Promesse », « La Révolte des robots » et « En pleine guerre »).

Des inspirations et des anecdotes comme s’il en pleuvait

Le premier épisode vous rappellera le synopsis de Total Recall (avec Schwarzy et Sharon Stone du haut de ses 20 ans). En effet, les deux sont inspirés de Souvenirs à vendre, de Philip K. Dick dans lequel un homme retrouve la mémoire et se souvient de son passé d’aventurier après avoir avoir loué les services d’une agence spécialisée dans la vente de rêves.

Le coté roublard et le physique même de Cobra sont directement inspirés de Jean-Paul Belmondo (dans sa jeunesse hein, je n’ose imaginer un cobra basé sur le vieux Bébel qui regarde Rolland Garos avec son chien). L’ami de Cobra, Canos est quant à lui inspiré de l’acteur Telly Savalas (Kojak). Cerise sur le gâteau, la voix française est la voix officielle de la série télévisée Kojak

La chanson française du générique (homme ou machine nul n’imagine) est signée par Paul Persavon, qui n’est autre que le pseudonyme d’Antoine de Caunes, dont la maman était la directrice des programmes jeunesse d’Antenne 2 (oh le piston!).

Il faut bien conclure quand même

Cobra est un dessin animé qui se distingue par son souffle épique incontestable, son rythme et sa maturité. Cela reste un anime culte ayant des références S-F, western, thriller etc… à découvrir ou redécouvrir.

Allez c’est bon, j’achète !