Bande annonce pour 47 Ronin

47 roninLe prochain film de Keanu Reeves (enfin avec Keanu Reeves) nous offre son premier trailer : 47 ronin s’annonce comme un superbe film de samuraï agrémenté d’éléments de fantasy. Réalisé par Carl Erik Rinsch, un réalisateur de publicité qui s’est fait remarqué par Hollywood grâce à un court métrage, le film est prévu en France pour les fêtes de Noël, le 18 décembre 2013.

Le synopsys

Un seigneur de guerre a assassiné le maître d’un clan de 47 samurai désormais errants. Ils ont juré venger sa mortet pour cela, il vous faire appel à Kai, un paria pour mener leur quête de vengeance épique dans un Japon peuplé de monstres mythologiques. Cette aventure sera l’occasion pour Kai de retrouver une arme redoutable, et de devenir le héros capable de mener à la victoire cette troupe de guerriers.

Un film de samuraï fantastique

Les parallèles avec le Dernier Samouraï de Tom Cruise sont nombreux : on retrouve le charismatique Hiroyuki Sanada et un étranger, enfin un métisse ici qui va assurer la victoire. L’énorme différence est l’aspect fantastique du film et l’action débordante, un véritable blockbuster inspiré par un fait historique semi-légendaire au Japon.

Un classique au Japon

L’histoire des 47 rōnin, est l’archétype de l’histoire japonaise classique. Elle est décrite dans les manuels d’histoire japonais comme une légende nationale. L’histoire des 47 rōnin n’est pas une pure fiction ; elle correspond à un fait historique : en 1701 un groupe de samouraïs est laissé sans chef (rōnin) après la condamnation de leur daimyo Naganori Asano au suicide rituel (seppuku) par le shogun Tokugawa Tsunayoshi. Il est accusé d’avoir blessé Yoshinaka Kira, maître des cérémonies de la maison du shogun, qui l’avait insulté. Les 47 rōnin décident de le venger en tuant Kira. Après avoir patiemment attendu et planifié l’attaque pendant près de deux ans, l’attentat a lieu le 14 décembre 1702. Les 47 furent eux-aussi condamnés au seppuku pour meurtre et s’exécutèrent le 4 février 1703. Ils connaissaient tous les conséquences de leur acte et c’est pour cette raison que leur action est considérée comme particulièrement honorable.

Le cimetière de Sengakuji existe toujours, avec le tombeau d’Asano et les quarante huit stèles dressées et alignées sous les arbres. Trois siècles après, de nombreux Japonais viennent encore y brûler des baguettes d’encens sur ces tombes pour honorer la mémoire des rōnin.

 

 

Share this post