L’échec de la Surface de Microsoft

Echec de la surface de MicrosoftAlors que Microsoft publiait ses résultats, on a enfin appris, malgré quelques manipulations de chiffres en début d’année, que les stocks d’invendus de la tablette de Microsoft, la fameuse Surface RT couteraient presque 1 milliard de dollars. Alors comment expliquer une telle débâcle ?

Un positionnement tardif et maladroit

Bien après l’iPad et ses concurrents chez Samsung et Google, pour ne citer qu’eux, Microsoft a enfin proposé une tablette en 2012. Une des très grosses erreurs est de s’être mis à dos le grand public pourtant son coeur de cible en proposant non pas une tablette avec un prix d’entrée attractif, mais à 500 €, l’équivalent du bien établi iPad. L’autre aspect qui a aliéné ce fameux grand public est l’interface si différente du bon vieux Windows en terme d’ergonomie et qui de plus propose que très peu d’applications dans le Windows Store et souvent ôur un prix plus élevé. Et comme pour le marché des consoles, pas d’applications, pas de ventes de tablettes.

Un produit attractif, une communication bancale

Pourtant la tablette avait des atouts pour elle et pouvait frapper Apple là ou ça fait mal : l’ouverture des connectiques, une protection/clavier offrant une vraie machine pensée pour la rédaction, un design léché. Bien qu’en matière de design il est dur de se mesurer à l’entreprise à la pomme en général. Microsoft a raté sa cible en faisant une communication destinée aux geeks et fans d’high tech alors que sa clientèle reste l’utilisateur lambda. Et pour enfoncer le clou, ils l’ont proposé en exclusivité en ligne alors pour de nombreuses personnes, cet achat se fait forcément en boutique physique.

Des conséquences lourdes

Une action au plus bas et une grosse restructuration en cours, voila les premiers signes forts d’un gros malaise chez Microsoft. Et la communication maladroite autour de la XBox One n’a rien arrangé. Microsoft après l’échec de Zune, la réponse à l’iPod et les Windows Phone, prouve à nouveau avec la Surface à quel point la firme a du mal à s’imposer sur les supports high tech émergents de ses 15 dernières années.

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