Battlefield Bad Company 2

Le studio DICE, papa de Battlefield 1942, nous délivre une véritable bombe en multi.

Petit test de R.U.S.E. comme ça par plaisirSortie : Mars 2010
Multijoueur : 2 à 32
Genre : First Person Shooter
Développeur : Dice
Plate-forme : PC, PS3 et Xbox 360

La campagne solo, on est seul oui…

Le premier Battlefield Bad Company avait une campagne solo très sympa, avec beaucoup d’humour. Malheureusement dans ce second opus, ce ne sera plus le cas. Le scénario est sympa sans plus, l’humour s’est bien dilué. Il reste très dirigiste et avec bien trop de cinématiques parfois rédhibitoires. On fera une mention spéciale au passage avec la survie en froid extrême. En essayant de lorgner du coté de son monstrueux cousin, Call of Duty, Modern Warfare 2 (sérieux les mecs, vous pouvez faire des titres encore plus long ?), le solo reste bien fade par rapport à son ainé.

Le truc qui gave un peu… :

L’installation est longue et pénible, mais vous vous dites ça y est j’ai fini !! Que nenni, il reste la mise à jour qui est interminable. Et après c’est fini !! Et non, mon couillon, il faudra encore créer un compte chez EA Games. Sérieusement, je voulais juste jouer à un jeu de tir, pas m’engager dans la NASA.

Un multi pour les gouverner tous…

Et la ou le jeu devient exceptionnel, c’est bien en multi. Le temps de vous créer un compte sur EA Games (bon courage tiens) et vous pouvez vous lancer dans de sauvages parties. Le jeu a énormément bénéficié de son grand frère, à savoir Battlefield 1943.

Utilisant le même moteur graphique, il est possible de tout détruire sur les cartes.  On ressent moins l’intensité des destructions que sur Battlefield 1943 probablement du fait que les cartes sont plus grandes. Et l’aspect destruction, ce n’est pas que pour le plaisir des yeux, cela a un énorme impact tactique. C’est plus dur de se planquer quand un fusilier fait sauter au lance-grenade un pan de mur (et votre gueule dans la foulée).

On retrouve également le système de repérage quand on est blessé ou quand l’on tire, le système des escouades…Ces escouades sont composées de 4 joueurs et donnent la possibilité de réapparaître à coté des membres plutôt que de réapparaître sur les points fixes, ce qui permet d’être immédiatement au front.

Il y a des nouveaux véhicules tels que le quad et l’hélicoptère, permettant de nouvelles tactiques et de nouvelles formes de souffrance aussi  (croyez moi, vous allez serrer les fesses quand l’hélico vous passe au dessus de la tête). Il y a même une saloperie de drone dirigé à distance par un joueur et qui peut vous lancer des tirs de missiles.

Frag together, die alone.

Le jeu prend aussi les bonnes vieilles recettes qui marchent comme par exemple le système de progression, présent dans Modern Warfare 2. Vous pouvez donc débloquer des nouvelles armes, des spécialisations… D’ailleurs, le jeu récompense la coopération par de nombreux points d’expérience.

Le travail d’équipe fait toute la différence et est primordial, c’est la clé de la victoire.. Chaque classe (fusilier, ingénieur, médic et sniper) apporte une complémentarité à l’équipe. Relativement réaliste dans son approche (j’ai bien dis relativement), les débuts en multi restent violents car les grades supérieurs ont un avantage indéniable mais on progresse assez vite.

Les scénarios multi se déclinent en deux thématiques désormais ultra classiques mais terriblement efficaces. D’un coté, vous avez le mode conquête et de l’autre le mode ruée. J’ai personnellement une préférence pour le mode ruée avec ses alternances de défenses et d’attaques.

L’astuce de la pute molle :

Vous connaissez l’escouade la plus collante du jeu ?  C’est ni plus ni moins que 4 médics qui passent leur temps à se ressusciter les uns les autres grâce au défibrillateur.  Le meilleur remède, ça reste toutes les armes a effet de souffle pour supprimer les 4 cons une bonne fois pour toute.

L’astuce de la pute molle, le retour :

Vous voulez déclencher et faire exploser la bombe en mode ruée sans trop vous approcher ? Vous êtes bien un sniper ! Ça tombe bien, avec le gadget « Tir de mortier », au bout de quelques tirs sur un bâtiment, celui-ci peut s’effondrer et ainsi provoquer la neutralisation immédiate du point. On dit merci à Kardo qui nous prouve qu’il est vraiment une sacrée pute molle !

Sons et graphismes

Les sons sont particulièrement excellents, pour peu que vous ayez du 5.1, vous allez vous régaler. Graphiquement le jeu est vraiment très beau. Les explosions, la fumée, la modélisation des véhicules et des bâtiments ainsi que les innombrables particules rendent le jeu exceptionnellement immersif. On trouvera toujours le petit reproche du moteur graphique Frostbite, à savoir le contraste un peu violent parfois.

Putain de viets qui en fait sont dans la jungle d'amérique du sud !

1943 ou Bad Company 2

Même franchise, même moteur graphique, même développeur et quasiment mêmes machines. On peut dire que les points communs sont nombreux pour les deux cousins. Battlefield 1943 se focalise comme son vénérable ancêtre sur la seconde guerre mondiale et a un coté arcade assumé, tandis que Battlefield : Bad Company 2 est volontairement moderne et  réaliste. Les deux se complètent très bien, si bien que la sortie de Battlefield 1943 a été repoussée quasiment d’un an sur PC, pour ne pas phagocyter les parts de marché de BC2 je pense…

? Conclusión ¿

On va la faire brève : en solo, passez votre chemin, Modern Warfare 2 est bien plus intense et jouissif. Par contre, en multijoueur, on tient notre bijou qui va porter haut le flambeau du headshot. Une vraie merveille ! Si vous êtes fan de jeux de tirs en multi, que vous êtes nostalgiques de Battlefield 1942, que vous en avez marre d’attendre Battlefield 1943 sur PC, ou que vous en avez ras la nouille des kikoolol de COD MW2, n’hésitez plus, foncez sur Battlefield : Bad Company 2 (non sérieux, vous pouvez raccourcir vos noms de jeux ?).

Le petit chiffre qui sert à rien, mais qui fait plaisir :

2 millions, c’est le nombre de morts virtuels qu’a généré Battlefield Bad Company 2 sur XBox 360. Ca c’est pour les stats marrantes, sinon le jeu s’est déjà vendu à 5 millions d’exemplaires.

C’est le moment de faire ses emplettes