Black & White 2

Black & White 2, une suite avec des vrais morceaux de divinité dedans

Black & White 2Date de sortie : Octobre 2005
Développeur : Lionhead studio
Genre : God like
Multijoueur : Et non…
Classification : 12 ans et plus
Plate-forme : PC, Mac (!)

Le concept Black & White 2

La série des Black & White est un sous genre du jeu de stratégie, qualifié à juste titre de God-like. Vous devez  en temps que Dieu attitré du coin guider vos ouailles vers la gloire. Pour ce faire vous aurez un avatar, une créature anthropomorphe qui vous secondera dans votre divine tache. Vous suivrez alors la voie du bien ou du mal, voire même la terne neutralité.

Le premier Black & White était une petite révolution avec ses concepts de bien et de mal, l’absence d’interface, l’IA de grande qualité, d’actions avec prise en compte par les mouvements à la souris. La suite bénéficie d’un moteur graphique profondément repensé, et d’un retour aux usages des jeux traditionnels tels qu’une interface d’achat des bâtiments… Le jeu date de 2005, pourtant les graphismes restent très agréables. On reconnait cette touche graphique unique des jeux LionHead Studio. Les ambiances des peuples bons ou des peuples maléfiques sont vraiment bien rendues, avec une foule de détails plus mignons les uns que les autres. Vous pouvez zoomer au niveau de l’herbe et voir même les fourmis (bon on s’en fout un peu mais ça reste bluffant).

Le cas Molyneux : Peter Molyneux est le fondateur des studios LionHead qui a produit les Black & White ainsi que la merveilleuse série des Fables. Ce cher Peter est surtout connu pour être le plus grand joueur de pipeau toutes catégories confondues car il promet toujours monts et merveilles pour ses futurs jeux et le résultat est forcément en deçà (mais toujours très bon). Il est depuis 2009 directeur créatif pour Microsoft Game Studios Europe.

Etre un dieu Grec n’est pas toujours facile

Heureux dieu officiel et officieux de la tribu de Grecs, votre hégémonie divine est renversée brutalement par un nouveau dieu belliqueux des Aztèques et sa créature, un singe maléfique très énervé et spécialiste du miracle du volcan.  Après une branlée mémorable, vous fuyez vers de terres hors d’atteinte afin de préparer votre revanche. Cette  reconquête va passer par les conversions des autres peuples, alliées ou esclaves des Aztèques, à savoir les Vikings puis les Japonais.

Direction la maison à grand cout de pieds dans le derch

Pour accomplit votre œuvre, vous avez à votre disposition de nombreux miracles et surtout votre créature. Vous avez différentes évolutions possibles que ce soit vers le combat, le divertissement, la construction ou la récolte de ressources. Désormais vous pouvez acheter de nouvelles compétences pour votre créature ainsi que les différents bâtiments.

La gestion de ce petit monde

Comme dans le premier opus, vos ressources restent la nourriture, le métal et le bois. Seul le métal peut s’épuiser, les deux autres ressources sont renouvelables. Et comme le métal entre directement dans la création des armées, mieux vaut mettre la main sur les mines rapidement. L’autre point très important est votre peuple. Vous pourrez le bichonner en lui prodiguant de somptueux bâtiments,  des commerces hétéroclites, des soins… ou le traiter comme du bétail en le faisant travailler à mort gratuitement. Il faut toujours surveiller le taux de natalité car pacifique ou belliciste, c’est avec une grande population que l’on gagne.

Le jeu a évolué vers une gestion de ville plutôt qu’une petite communauté de villageois. Beaucoup de joueurs ont été déçus par ce qu’ils considèrent comme la perte de l’âme du premier Black & White. Le jeu est devenu beaucoup plus classique et « accessible » car bien plus proche d’un jeu de gestion/stratégie classique que le premier. Les combats de créatures ont été considérablement améliorés, plus question de ce fouillis indescriptible du premier Black & White.

Autre nouveauté qui louche du coté des RTS traditionnels, c’est l’enrôlement de vos habitants dans l’armée. Ils pourront devenir des soldats, archers et catapultes. Le point commun avec les RTS s’arrêtent la, car le pathfinding des troupes est minable. Donc, les assauts, soyez prévenus sont un vrai cauchemars. Et si on ajoute la créature avec un QI d’amibe, les combats vont vous rendre chèvre.

Chroniques de la haine ordinaire I : C’est fou ce que l’on peut être créatif quand on est du coté du mal ! Par exemple, grâce aux nouveaux gratte ciels, vous pouvez construire de véritables fourmilières de villageois opprimés et déprimés. Certaines de mes cités maléfiques faisaient passer le Mordor pour un Club Med ![EXPAND En savoir plus…]
Chroniques de la haine ordinaire II : Autre cruauté ordinaire, accepter des villageois neutres ou ennemis qui veulent rejoindre votre ville, tous les récupérer à l’entrée et les balancer le plus fort possible dans vos rues : accueil garanti !
Chroniques de la haine ordinaire III : Créez une arène avec les murailles dans laquelle est parquée la créature version maléfique et carnivore; vous pouvez lui lancer des villageois de temps en temps pour qu’elle les dévore, minotaure style.

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Mais qu’elle est con cette bestiole !

Cette phrase, croyez moi, vous allez la crier avec rage pas mal de fois. Par rapport au premier opus où toute l’interaction était basée sur son l’éducation, cette fois-ci force est de constater qu’elle est nettement moins attachante et que l’on est plus obnubilé par la gestion de sa ville. On finit par la laisser trainer, on lui enseigne les restrictions de base et puis on l’oublie totalement. Pire, dans le cas d’une créature maléfique, on ferait mieux de l’envoyer directement chez l’ennemi tellement elle fait des dégâts à la maison. On la ressort uniquement pour se défendre. Et la on pleure. Elle se perd, met des plombes à atteindre une escouade ennemie. Pourtant l’IA de l’animal est excellente, mais le pathfinding s’emmêle les pinceaux. Il n’est plus votre compagnon de tous les instants comme dans le premier opus, c’est plus un villageois géant qu’il faut gérer en plus.

Conclusion

Malgré son retour à une gestion plus classique et le semi échec de la créature et des armées, ce jeu reste enchanteur à plus d’un titre. Ses graphismes chatoyants, son ambiance unique font de Black & White 2 un jeu qui vieillit très bien et qui vous propose un expérience de gestion sans cesse renouvelée. On regrette amèrement l’absence de multijoueurs, même basique comme dans le premier épisode. Ce jeu est un véritable coup de coeur, loin d’être un sans faute mais terriblement attachant.

Black & White 2 : A ma grande surprise, le jeu est devenu très difficile à acquérir, au point qu’il faille l’importer d’Angleterre. Sachez qu’en outre il est disponible sur Mac.

Et pour aller un peu plus loin

Black & White 2 – Battle of the Gods : Première et seule extension pour Black & White 2, elle vous met aux prises d’un nouveau dieu décidé à prendre le pouvoir avec ses créatures mort-vivantes. Moins inspiré, cet add-on ajoute quelques batîments sympathiques et 5 nouvelles cartes. Pas indispensable mais pratique pour poursuivre l’aventure.

fable 2

Fable 2 :  Si vous aimez les univers merveilleux du Studio Lionhead, découvrez cette exclusivité XBox 360. Ce RPG envoutant est une des plus belles réalisations de Peter Molyneux et explore ses thèmes chers comme la voie du bien et du mal dans un univers terriblement attachant.