Starcraft 2

Le meilleur des RTS revient 12 ans après : welcome back baby !

Starcraft 2, revu avec amourSortie : Septembre 2010
Multijoueur : 2 à 8
Genre : Stratégie en temps réel
Développeur : Blizzard
Plate-forme : exclue PC

Le phénomène Starcraft pour les nuls

Comment expliquer le phénomène Starcraft a quelqu’un qui ne connait pas. En France, vous avez 2 millions de licenciés en Foot; et bien en Corée, vous avez 5 millions de licenciés en Stacraft (quel merveilleux pays!). Starcraft, c’est également le jeu qui m’a fait acheté mon premier PC et donc ma première expérience de jeu à la maison.

Starcraft, c’est comme les Mario Kart. Ce sont des jeux qui ont l’air très facile à prendre en main, mais plus on y joue et plus on découvre une profondeur de gameplay qui est tout simplement abyssale.

L’origine de Starcraft

Il y a bien longtemps, Games Workshop étudiait le développement d’un jeu vidéo basé sur sa franchise Warhammer 40000. Le studio devait être Blizzard mais le projet n’a pas abouti. Blizzard a continué en prenant assez de recul pour ne avoir de problèmes de plagiat : Les Space Marines sont devenus les Terrans, les Tyranides les Zerg et les Eldars… les Protoss. Starcraft été né !

Les râleurs diront que le jeu n’a pas évolué et qu’il est resté terriblement classique. C’est vrai et tant mieux, la formule fonctionne à merveille. Pour ma part, je garde des souvenirs fabuleux de parties avec Warcraft 2 et Dawn of War, je ne peux pas en dire la même chose pour Warcraft III et Dawn of War II, des jeux soi-disant innovants. La valeur ajoutée de Blizzard n’a jamais été spécialement dans les graphismes ou l’innovation, c’est dans le fait de prendre son temps pour peaufiner à la perfection un gameplay classique.

Personnellement, je trouve l’IA moins ingénieuse que son vénérable ainé. L’ordi produit très peu d’unités avancées, même en mode dément.

Mise à jour sur l’IA

Je reviens sur ce que j’ai dit sur l’IA dans le paragraphe précédent. Suite au patch 1.1, l’IA est redevenue performante et plus que correcte. Plus avancée dans ses progressions technologiques, elle fait des petits drops, vous met la pression, bref on a enfin du challenge.

La campagne solo est comme toujours soignée et prenante. On retrouve un système de progression et de recherche, ainsi que le sempiternel modèle de récompense ( Titre : roxxor plaqué bronze : vous avez tué 55 624 drones de la main gauche).

Graphisme.

Le jeu est mignon tout plein, pourtant il n’est pas pour autant à tomber par terre. La c’est mon râle que j’envoie, on est loin des performances graphiques de jeu en 2010. Alors il a du être codé avec les pieds car Starcraft 2 met facilement une machine moyenne sur les genoux. Investir dans un PC de gamer pour Battlefield Bad Company 2 ok, mais pour un RTS… Starcraft 2 n’est vraiment pas Supreme Commander.

On retrouve avec une rare joie tout les poncifs de Starcraft et si l’on est désorienté quelques minutes tout au plus, les réflexes reviennent très vite. C’est du Blizzard, un gameplay intuitif et fignolé à l’extrême. Le nouveau Battlenet est dans la même veine et trouver un ami est d’une facilité déconcertante. Quand je repense à l’enfer que c’était en 1999…

Les cinématiques, autre marque de fabrique de Blizzard, sont sublimes. Les musiques sont toujours sympa à l’exception de celle des Terrans qui est de la bonne country de redneck, c’est méga-original<sarcasme>. Pour les Protoss, on a l’impression de reconnaître une mélopée elfique… il ne manque plus que Galadriel aux commandes d’un croiseur.

Parce qu’il faut de la polémique

Maintenant, les choses qui fâchent, le prix : c’est le premier jeu PC à 60 €. Je veux bien croire que les cinématiques ça coute cher, mais pour un simple RTS avec des graphismes dans la moyenne et que la compagne solo des Terrans, on sent bien que Blizzard-Activision a intégré l’engouement pour Starcraft dans son plan marketing. Ce qui est très désagréable, car ça commence a devenir une mauvaise habitude dans le jeu vidéo.

Le deuxième point est l’absence de la partie réseau (LAN). Et là, c’est un crime de lèse-majestés. Starcraft a toujours été le roi des LAN en stratégie, cette politique de l’anti-piratage est tout simplement insupportable par sa bêtise même. Vous voulez vérifier que le jeu est bien authentique, ce qui est parfaitement justifié, faîte une simple identification par internet et puis laissez jouer les gens en local… mais non, les éditeurs nous condamnent à jouer chez nous et à consommer leurs DLC comme de bons petits hamsters. 6 potes auront bien du mal à se partager une seule connexion web pour jouer au même endroit ensemble. C’est vraiment du gâchis.

La communauté des commentateurs

Le jeu suscite également un immense engouement pour les commentaires de matchs entre champions, au point que des teams de commentateurs se sont formées. Ma préférée pour les francophones reste la Pomf et Thud team avec Pomf le passionné et Thud le gars technique. Et je peux vous jurer que quand on voit des pros jouer, on a vraiment l’impression de jouer à un autre jeu, c’est tout juste hallucinant la gestion. Pomf et Thud ont d’ailleurs depuis eu droit à une interview et un blog sur gamekult, c’est l’occasion de voir leurs trognes et comment ils fonctionnent. En gros, ils sont comme nous, des potes buvant des bières et se marrant devant les parties. Vous êtes prévenu, attendez vous à un vocabulaire abscons du genre « fast expand » « bio ball » et bien sur « GG!!!! ».

L’éditeur de cartes

Un dernier mot pour revenir sur l’éditeur de Starcraft 2, le bien nommé Galaxy. Cet éditeur permet de tout faire et les amateurs de Towers Defence et autre DOTA s’en donnent à cœur joie. Par contre, pour nous le simple commun des mortels, simplement créer une carte est un exercice bien difficile, l’outil étant nettement plus complexe que l’éditeur de Starcraft et Warcraft 3. Je vous encourage vivement à regarder le tutorial d’1h40 (!!). Même si le gars qui parle est rapidement insupportable, vous apprendrez à vous dépatouiller dans cet éditeur vraiment pas simple d’utilisation :

Découvrir le tutorial d’édition de carte Starcraft 2